RODOLPHE BURGER JOUE "RADIOACTIVITY" DE KRAFTWERK (1975) /

Fondateur du groupe Kat Onoma (1986- 2002), guitariste et chanteur, Rodolphe Burger développe depuis 30 ans une carrière des plus originales.

 A travers son label Dernière Bande, il fait paraître, outre ses cinq disques solo, plus d’une vingtaine d’albums qui témoignent d’une générosité créatrice qui l’a vu collaborer avec de nombreux auteurs et artistes, parmi lesquels ses écrivains et amis Pierre Alferi et Olivier Cadiot, mais aussi Alain Bashung, Jeanne Balibar, Françoise Hardy, James Blood Ulmer, Erik Truffaz, Rachid Taha, Ben Sidran et bien d’autres.

 A travers la Compagnie Rodolphe Burger, il développe depuis 2010 de nombreuses créations de spectacles, dont la Compagnie assure également la diffusion : le Cantique des Cantiques & Hommage à Mahmoud Darwich (plus de quarante représentations à ce jour, Cathédrale de Strasbourg en novembre 2016), Hommage au Velvet Underground (une nouvelle version de ce spectacle a été programmée à la Philharmonie de Paris en mai 2016), In the Land of the Head Hunters, musique live sur un film de Edward S. Curtis (joué en juillet 2015 en clôture des Rencontres d’Arles au Théâtre antique), Psychopharmaka (avec Olivier Cadiot), etc.

 Un nouvel album intitulé ENVIRONS est paru en juin 2020.

Ce sixième album solo, présenté par Rodolphe Burger comme le "plus libre" de sa carrière, a été réalisé dans son studio Klein Leberau situé à Sainte-Marie-Aux-Mines. Enregistré en trio avec Christophe Calpini et Sarah Murcia  et mixé par Luc Tytgat, l'ingénieur "historique" de Kat Onom, il comporte quatorze titres dont quatre reprises : Lost and Lookin' de Sam Cooke, Fuzzy de Grant Lee Buffalo,  Ba Ba Boum des  Jamaïcans, et Mushroom de Can. 

Du rock steady à Schubert - dont Burger chante aussi deux lieder issus du Voyage d'Hiver-, cet album ne s'interdit rien, guidé seulement par un principe de bon plaisir.

Pour cette libre pérégrination musicale, Rodolphe Burger a convié plusieurs invités, dont Bertrand Belin pour deux titres, le jeune groupe Grimaçe pour redanser sur Can, les voix de Julia Dorner et de Hugues Reip, les musiciens amis Arnaud Dieterlen ou Philippe Poirier. L'album se conclut par une version en duo de la Chambre de Kat Onoma avec le chanteur Christophe. Comme un "retour au pays" après une succession de virées musicales dans les parages d'un territoire qui ne cesse de s'étendre. 

 Il est le fondateur du festival C’est dans la Vallée, un rassemblement d’artistes particulièrement original qui se tient dans la ville de Sainte-Marie-Aux-Mines, dans le Haut-Rhin. C’est dans cette vallée d’Alsace que se situe également le studio Klein Leberau, où sont réalisés les albums du label Dernière Bande, mais aussi d’autres artistes, dont Jacques Higelin. 

 

Samedi 26 Juin / 20.30 h

Salle des Fêtes du Grand-Parc

Tarif Unique  : 15 € 

1 ére Partie : Eliott Manceau

Reservation FNAC

Reservation Discotake

Radioactivity, Kraftwerk 
 
Après “Autobahn”, leur premier tube international paru un an plus tôt, Kraftwerk délaisse avec « Radioactivity » (Octobre 1975),  les expérimentations parfois hasardeuses de ses premières années pour affiner la formule de pop synthétique qui fera son succès et l’imposera définitivement deux ans plus tard avec Trans-Europe Express.
Radio-Activity est le premier album entièrement autoproduit dans le studio Kling Klang de Düsseldorf et la première fois que la meilleure formation du groupe est réunie. À partir de 1975 et jusqu’en 1981, Ralf Hütter, Florian Schneider, ainsi que les deux percussionnistes Karl Bartos et Wolfgang Flür, composeront en effet un quatuor parfait et trouveront la formule idéale entre innovation sonore, bruitisme moderniste, mélodies entêtantes et rigueur percussive. 
 
Lorsqu’il paraît en 1975, l’album incarne parfaitement l’image de modernité avant-gardiste véhiculée par les groupes allemands de cette époque. Si de nombreux classiques de la période dite “krautrock” sont déjà sortis, les productions de la seconde moitié des années 70 s’affranchissent davantage de l’influence du rock, du jazz et du psychédélisme, pour explorer le potentiel de la musique électronique. Parfois planante et méditative (on parle alors de “Kosmische Muzik”) à Berlin, à l’image de Tangerine Dream, Klaus Schulze ou Cluster. Parfois plus rythmique et pulsée (la critique parle alors de style “motorik”), du côté de Düsseldorf, avec des formations comme Neu!, Faust (plus au nord) et Kraftwerk donc, qui surclasse toutefois la majeure partie des productions de ses compatriotes. 

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