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45 minutes

 

d'après : "Closer" (Joy Division, 1980)

 

Concept, écriture, interprétation : Colyne Morange

Dramaturgie et collaboration artistique : Vanessa Vallée

Technique : Christophe Troeira 

Production : Elodie Cesbron

Matériels : SoundSetMusic

 

Un jour pluvieux et nantais de 2008, on m’a proposé d’aller au cinéma voir le documentaire  « sur le groupe tu sais là ». Je ne connaissais pas, j’ai dit oui.

Ce jour là, j’étais désespérée. Je sortais d'une nuit glaciale avec un garçon dont j'étais amoureuse mais qui lui, préférait me parler de sa passion pour les cartes de glaciers et me quitter.

En ce lendemain pluvieux, quand le film a commencé, dès les premiers accords, j’ai frissonné.

 

Ça a commencé par une citation disant qu’être moderne, c’est vivre dans un environnement qui nous promet le bonheur mais menace à chaque seconde de nous détruire. Ça m'a fait doucement rigoler. Ça a fait écho à des intuitions intimes. Ensuite, ça montrait des paysages urbains bétonnés, des périphériques, des ambiances néon, des forêts de lampadaires, en disant que c'était cet environnement là qui avait largement influencé la musique du groupe dont on allait entendre parler.

 

Un premier morceau s’est déployé :  No Love Lost.  Batterie sèche, sons bruts, accords distordus, et de l'espace dans la musique, une ambiance. Et là c’était clair : ce morceau, et tous ceux qui ont suivi, avaient été écrits pour moi. Comme adressés à mon ventre, ou sortis de ma peau, de mes veines. Tout : les, sons, les mots, les paroles, les images et paysages associés me semblaient profondément familiers.

 

A partir de là, j’ai plongé. Littéralement. Dans l'univers Joy Division.

 

En sortant du ciné, j'ai foncé me procurer l’album Closer chez le premier disquaire venu, en mode pilote automatique : j’avais besoin de ce disque. C’était évident et limpide, comme l’eau glacée d’un torrent de montagne. Aussi clair et beau et magnétisant que les cartes de glaciers de la veille. Il fallait que je me trouve immédiatement au PLUS PRES  de cette musique.

 

Depuis, l’univers de Joy Division est entré dans le mien, et ne m'a plus jamais quittée. L’album Closer en particulier - est devenu une bulle de sauvetage, qui m’aide à penser, à respirer et à regarder le monde. Il me procure une énergie vitale, une arborescence de pensées et sensations que je vais tenter de partager avec des spectateurs.

Histoire qu'on se rapproche ensemble de la puissance de JOY DIVISION.

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